DIVERTY DOG
L'éducation canine en s'amusant
Centre d'éducation canine dans les Hautes Pyrénées
Cours collectifs et individuels
Voici un article trouvé sur le blog d'une collègue (http://www.autourduchien.com/)
Extrait du livre « Comportement et éducation des chiens »
Catherine Collignon - www.animalin.net
Présidente du MFEC www.mfec.fr
Article écrit en anglais pour le blog «
Dogstardaily »
Copyright 2006
FAUT-IL PUNIR NOS CHIENS DANS LE PROCESSUS D’ÉDUCATION ?
Il faut bien l’admettre, nous en demandons beaucoup à nos chiens au quotidien, non pas qu’ils ne puissent s’adapter à notre
environnement, ils en sont tout à fait capables et ils y trouvent toutes sortes de gratifications, mais parce que nous allons leur demander d’inhiber, d’oublier ou de rediriger la plupart de
leurs comportements spontanés et naturels.
Quel maître a envie d’entendre son chien aboyer pour un oui ou pour un non, quel maître a envie que son chien ne revienne pas
au rappel, même lorsqu’il est lancé en chasse derrière un lapin, quel maître a envie que son chien morde quand il est dérangé, ou encore quel maître a envie d’être accueilli par un chien sauteur,
de le voir faire des trous dans le jardin, de grogner pour garder son os ou sa gamelle…
Il nous faut comprendre que la plupart des comportements que nous désirons voir adoptés par nos chiens pour qu’ils deviennent
des compagnons agréables à vivre sont des comportements que la plupart d’entre eux n’adopteraient pas spontanément.
Quant aux maîtres, la plupart ne connaissent que l’autorité (obliger l’autre à…) comme mode de communication pour faire
comprendre à leur chien que tel comportement n’est pas appréciable et apprécié et qu’il ferait mieux de l’oublier.
Il m’a souvent été rétorqué par les sceptiques : “Mais il faut bien les punir, on ne peut toujours les
récompenser”.
Alors est-il vraiment réaliste de penser que nous pouvons éduquer nos chiens sans les punir ?
L’un des conditionnements les plus importants nous enseigne qu’il y a trois conséquences possibles suite à une action volontaire, et bien entendu la conséquence désagréable en fait partie. Elle fait partie intégrante du processus d’apprentissage. En conséquence, il n’est pas irréaliste de penser que la punition a un effet inhibiteur sur un comportement donné.
En revanche, ce que nous connaissons moins, c’est l’existence de deux types de conséquences désagréables appelées plus communément punitions : la punition positive et la punition négative.
La punition positive est la plus répandue et la plus connue, c’est la punition qui vient tout de suite à l’esprit lorsque
l’on se sent menacé ou agressé (culturellement, socialement, individuellement…). C’est le coup de journal, le coup de pied, les cris, les saccades… C’est par définition ajouter un stimulus
désagréable.
La punition négative est quant à elle moins utilisée et beaucoup moins connue, probablement parce qu’elle ne fait pas appel à
notre réactivité émotionnelle. C’est la punition qui apprend à l’autre que son comportement lui fait perdre quelque chose qu’il aime. C’est par définition retirer un stimulus agréable.
Exemple de la punition positive : je désire jouer avec mon maître qui tient une balle en main, je saute d’excitation et de
joie, mais je constate que, lorsque je saute, je reçois un coup de genou dans le poitrail.
Exemple de la punition négative : je désire jouer avec mon maître qui tient une balle en main, je saute d’excitation et
le jeu s’arrête avec.
Dans le premier exemple, nous pouvons obtenir une diminution des sauts mais nous risquons également d’éteindre la motivation
du chien à jouer et qu’il évite de sauter pendant le jeu avec son maître (en supposant qu’il ait encore envie de jouer après ça) mais de sauter avec les autres. Ce que nous risquons d’obtenir
également c’est que le chien finisse par avoir peur de son maître en évitant de créer le contact.
Dans le deuxième exemple, nous pouvons obtenir une diminution des sauts si nous réagissons au bon moment, tout sera une
question de timing. En revanche, nous nous garderons un chien motivé au jeu et attentif à ce qu’il fait. Les émotions de peur ou de crainte seront absentes vis-à-vis du maîtres. Cet apprentissage
facilitera la généralisation de son comportement aux autres personnes. En revanche, nous pouvons aussi dans un premier temps rendre le chien confus ou impatient.
La punition négative a une vraie valeur d’enseignement car elle permet au chien de savoir quel comportement lui fait perdre
ce qu’il veut obtenir. Elle le rend attentif à son environnement et à tout ce qui y est associé.
À l’opposé, la punition positive enseigne au chien à craindre la conséquence de ses comportements spontanés, à se méfier de
son environnement et tout ce qui y est associé.
Doit-on alors oublier un mode de punition pour un autre ?
Les punitions aident nos chiens à retenir les leçons qu’ils doivent tirer de l’environnement c’est un fait.
Il est quelquefois utile que nos chiens se méfient de la conséquence de leur comportement et du retour de l’environnement
pour une meilleure adaptation voire qu’ils réfléchissent à deux fois avant de réagir.
Cependant, la véritable question à se poser n’est-ce pas la suivante : est-ce que je veux éteindre définitivement ce
comportement, avec toutes ses correspondances émotionnelles et mentales, ou est-ce que je veux éteindre cette façon qu’a mon chien de se comporter pour obtenir ce qu’il désire et respecter son
bien-être émotionnel ?
Autrement dit, quand nous sommes en interaction avec eux, voulons-nous punir la façon dont ils interagissent ou l’interaction
elle-même ?
Alors la question n’est plus de punir ou de ne pas punir nos chiens, mais de savoir ce que nous entendons par punition et de
savoir définir nos objectifs. Ainsi, nous allons vite nous rendre compte que la punition négative outre son pouvoir d’enseignement contribue à instaurer ou à garder une communication entre le
chien et le maître si nous prenons soin, après lui avoir appris quel comportement lui fait perdre ce qu’il désire, quel comportement en revanche lui fait obtenir ce qu’il désire.
La récompense reste de toute évidence la clef de voûte d’une bonne communication et d’un enseignement à double
sens.
La dilatation de l’estomac est une urgence sérieuse et souvent fatale si un traitement rapide n’est pas mis en œuvre.
Le syndrome de dilatation torsion de l’estomac (SDTE) est une affection qui débute avec la distension de l’estomac par des aliments, des liquides comme l’eau de boisson, ou par de l’air en raison d’une respiration haletante. L’estomac tourne ensuite dans le sens des aiguilles d’une montre lorsqu’il est dilaté. La voie d’entrée de l’œsophage et la voie de sortie vers l’intestin sont closent et les aliments, liquides et air ne peuvent ressortir. Des efforts de vomissement non productifs s’ensuivent.
En raison de la torsion et du déplacement de l’estomac, l’apport sanguin peut être bloqué et tout ou partie de la paroi de l’estomac peut mourir. Le risque de nécrose gastrique est d’autant plus grand que le temps de torsion a été long avant le traitement d’urgence.
Une autre conséquence est l’occlusion de la veine cave qui ramène le sang de tout l’arrière du corps et entraîne un choc. Le choc est une situation dans laquelle une perfusion insuffisante des organes est fatale si elle n’est pas traitée. Les signes cliniques sont une pâleur des muqueuses, une tachycardie, un pouls faible. Les animaux en SDTE sont généralement très faibles et nécessitent un traitement agressif immédiat.
Moins fréquemment, les nerfs de l’estomac sont endommagés par la SDTE et entrainent une paralysie des muscles de la paroi de l’estomac. S’ensuit une dilatation chronique ne répondant à aucun traitement.
Le traitement :
A l'arrivée du chien :
Un traitement médicamenteux est administré afin d’essayer de contrer l’état de choc. Un anesthésique est administré et un tube et passé dans l’estomac via l’œsophage afin de vider l’estomac au maximum.
Dès que son état le permet, l’animal est opéré. Des signes de nécrose sont recherchés sur les organes. L’estomac est repositionné et est ancré sur le coté droit de l’abdomen pour éviter toute récidive. Parfois, une zone de nécrose est décelée sur l’estomac et nécessite son ablation.
Lorsque trop d’estomac est touché, l’euthanasie peut être recommandée. Si l’estomac n’a pu être vidé par le tube œsophagien, il est alors ouvert pour être vidé.
Parfois la rate est également tordue et des caillots sanguins se sont développés dans ses vaisseaux. L’ablation de la rate (splénectomie) est alors nécessaire. Les chiens peuvent vivre normalement sans rate.
L’animal peut aussi présenter des troubles du rythme cardiaque. Ils sont présents dans environ 40% des cas si un problème de rate nécessite son ablation. Ces troubles peuvent être létaux et nécessitent un traitement particulier.
Le taux de survie après chirurgie est de 90% si l’estomac n’est pas en voie de nécrose.Si une portion de l’estomac est dévitalisée, le taux de survie n’est plus que de 50% malgré des traitements médical et chirurgical
Soins post-opératoires et convalescence :
Après chirurgie, des soins intensifs sont nécessaires pour espérer une issue heureuse.
L’ECG est surveillé pendant et après la chirurgie afin de déceler précocement les arythmies pour les traiter si besoin car elles peuvent être –bien que peu fréquemment- fatales.
Des signes de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) sont recherchés. Dans ce cas, le mécanisme de coagulation s’emballe et des caillots se forment n’importe où, une défaillance multiorganique apparaît ensuite avec un défaut de coagulation. La CIVD est souvent fatale d’où la nécessité d’un traitement précoce.
En général, environ 90% des animaux présentant un SDTE survivent s’ils sont traités rapidement. 10 à 14 jours après, la majorité des patients vont très bien.
Une activité restreinte de 3 à 4 semaines doit être mise en place afin que les sutures de l’estomac ne cèdent pas.
Les balades être uniquement hygiéniques et en laisse, les jeux sauts et courses étant proscrits.
Comme lors de toute chirurgie le décès lors de l’anesthésie peut survenir.
L’infection est une complication peu fréquente puisque des techniques de stérilité stricte sont utilisées pendant l’intervention et que des antibiotiques sont administrés
Arythmie cardiaque
CIVD entrainant une défaillance multiorganique, des troubles de la coagulation et souvent la mort
Lâchage de l’attache de l’estomac sur la paroi (gastropexie) dans moins de 5% des cas
Dilatation chronique. Peu fréquente, elle est due à un défaut fonctionnel du muscle de l’estomac. L’aspect clinique est similaire au SDTE, mais l’estomac ne se tord pas
Du fait de la grande variabilité de l’état des animaux présentant un SDTE, il est difficile de prévoir si l'animal va présenter des complications postopératoires.
Tipi a fait une SDTE jeudi soir.
Nous étions devant la télé lorsque nous avons entendu les chiens faire du bruit.
Thierry est sorti pour voir ce qu'il y avait et il a vu tout les chiens debout. Il a fait la revue des troupe et s'est aperçu que Tipi avait le ventre gonflé
Nous l'avons amené chez le véto qui l'a opéré immediatement.
Son estomac était en torsion, avec une coloration noire à la base qui est redevenu rose lorsque l'estomac a retrouvé sa place.
Elle souffrait énormément et présentait une arythmie.
Nous l'avons récupérer vendredi matin avec un risque de CIVD à surveiller.
Aujourd'hui, elle va mieux, elle mange de petites quantités d'aliments, et aprécie le canapé.
Merci la meute !!!